Bonjour à tous,
Je suis ravie de vous retrouver pour nos rendez-vous quotidiens !
Je vous propose de reprendre le programme d’avant les vacances :
lundi et mardi : découverte culturelle
mercredi : cuisine
jeudi : loisirs à la maison
vendredi : travail à distance
Au programme aujourd’hui, une découverte des femmes de sciences.
« Dans la vie, rien n’est à craindre, tout est à comprendre »
Marie Curie
Françoise Barre, prix Nobel 2008 en physiologie et médecine
Depuis 1901, année de sa création, 583 Prix Nobel ont été décernés pour des travaux dans une discipline scientifique. Parmi ceux-ci, seulement 18 ont récompensé 17 femmes (Marie Curie en ayant reçu deux)
Les femmes sont pourtant nombreuses à s’investir dans tous les domaines scientifiques. Découvrez les portraits de quelques unes d’entre elles, avec des vidéos accessibles, certaines réalisée par des élèves du collège Henri Becquerel d’Avoine (Indre-et-Loire).
1/ Physique
Marie Curie (1867-1934), dont nous avions déjà parlé concernant la lutte pour l’égalité hommes-femmes, est née en Pologne, avant d’arriver en France en 1891 pour étudier les sciences, sa passion. Elle a obtenu son doctorat à la Sorbonne, grande première pour une femme, grâce à ses travaux sur le radium. Marie et son époux Pierre Curie ont reçu de nombreux prix au cours de leur vie. Finalement, en 1911, Marie remportera, seule, le prix Nobel de chimie.
Si vous ne l’aviez pas vu, vous pouvez voir un court portrait ou ce portrait plus détaillé
Irène Joliot-Curie (1897-1956) est une chimiste, physicienne et femme politique française lauréate du prix Nobel de chimie, tout comme sa mère, Marie Curie.
Elle était devenue son assistante à l’Institut du radium de Paris depuis 1918 lorsque, chargée de former des ingénieurs en chimie nucléaire, elle rencontra son futur époux Frédéric Joliot. Tous deux découvrent la radioactivité artificielle en 1934, peu de temps avant le décès de Marie Curie, et reçoivent le prix Nobel de chimie pour cette découverte l’année suivante.
Irène Joliot-Curie meurt le 17 mars 1956 à Paris d’une leucémie résultant d’une surexposition aux rayonnements radioactifs au cours de son travail, probablement aussi lorsqu’elle assistait sa mère sur le front de la première guerre mondiale pour faire des radiographies des blessés afin d’aider les chirurgiens. Découvrez son portrait
2/ Chimie
Marie-Anne Pierrette Paulze Lavoisier (1758-1836) fut la femme du célèbre chimiste Antoine-Laurent de Lavoisier, mais aussi sa précieuse collaboratrice. Elle prit notamment de nombreuses notes et dessins de leurs expériences, ce qui leur permit de diffuser leurs découvertes, qui ne furent autres que les préceptes de la chimie moderne.
Découvrez son portrait
3/ Informatique
La première programmeuse Ada Lovelace (1815-1852), a témoigné dès l’enfance, comme sa mère, d’un grand intérêt pour les mathématiques. Devenue l’épouse du comte de Lovelace, elle rencontre Charles Babbage, inventeur de la « machine à différences », une calculatrice mécanique. Le mathématicien travaille alors sur la « machine analytique », système mécanique capable de réaliser une série de calculs établis à l’avance et inscrits sur des cartes perforées, considérées comme le précurseur des ordinateurs. Ada Lovelace a travaillé sur ce que l’on appelle aujourd’hui un langage informatique.
Découvrez ici la présentation courte de son travail ou ce portrait plus détaillé
4/ Mathématiques
Emmy Noether (1888-1935), est une mathématicienne allemande du début du siècle qui a dû faire face à tous les préjugés de son époque avant de devenir, au dire d’Albert Einstein lui-même, une géante des mathématiques. A parti d’avril 1933, sa situation devient critique dans son pays. Une histoire à découvrir absolument.
Sophie Germain (1776-1831) est une mathématicienne, physicienne et philosophe française. Elle est connue pour le théorème d’arithmétique qui porte son nom, pour ses échanges avec le mathématicien Carl Friedrich Gauss et pour ses travaux sur l’élasticité des corps.
Pour pouvoir se consacrer aux mathématiques, alors réservées aux hommes, elle utilisa un nom d’emprunt de 1794 à 1807 : Antoine Auguste Le Blanc.Cette femme hors du commun, s’est faite passer pour un homme afin d’assouvir sa passion pour les mathématiques et pouvoir accéder aux cours de l’école Polytechnique. Dans cette vidéo, découvrez ce qui a fait d’elle une mathématicienne dans un monde d’homme, mais aussi une féministe.
Maryam Mirzakhani (1977-2017) est une mathématicienne iranienne, professeure à l’université Stanford, connue pour ses travaux en topologie et en géométrie (notamment en géométrie des surfaces de Riemann) et la seule femme lauréate de la médaille Fields (13 août 2014).
Voici son histoire, de ses débuts prometteurs à sa consécration et sa fin prématurée.
Katherine Johnson (1918-2020) est une physicienne, mathématicienne et ingénieure spatiale américaine. Elle contribue aux programmes aéronautiques et spatiaux américains.
Réputée pour la fiabilité de ses calculs en navigation astronomique, elle conduit des travaux techniques à la NASA, calculant et vérifiant les trajectoires, les fenêtres de lancement et les plans d’urgence de nombreux vols spatiaux.
Un film retrace son travail et celui de ses collègues, calculatrices femmes et noires de la NASA. Il s’intitule « Les figures de l’ombre » ou « Hidden figures » en VO.
4/ Programme spatial
Mae C. Jemison (1956-...) est la première astronaute afro-américaine. En 1992, elle est devenue la première femme noire à voyager dans l’espace en tant que membre d’équipage sur le vaisseau spatial Endeavour. Avant d’entrer dans le programme spatial, elle était médecin, et a notamment servi auprès du Corps de la paix en Sierra Leone et au Libéria.
Claudie Haigneré (1957-...) est la première astronaute française à bord de la Station Spatiale Internationale. Médecin rhumatologue, spécialiste en médecine aéronautique et docteur en neurosciences, dans le cadre de ses recherches, elle a postulé pour intégrer la station spatiale russe Mir, puis la Station Spatiale Internationale.
5/ Ethologie (analyse du comportement des espèces) et anthropologie (étude de l’être humain sous tous ses aspects)
Jane Goodall (1934-...) est une éthologue et anthropologue britannique, née le 3 avril 1934 à Hampstead (Londres). Elle est notamment la première à avoir observé et rapporté que les chimpanzés utilisaient des outils pour s’alimenter. Jane n’a pas fait que travailler à l’abri dans son laboratoire : elle a grimpé aux arbres afin d’imiter le comportement des chimpanzés en Tanzanie pour gagner leur confiance et les étudier dans leur habitat naturel. Un travail à l’implication capitale dans la compréhension des primates, et donc leur protection.Ses travaux ont profondément transformé la compréhension des rapports entre les êtres humains et les animaux.
Elle a fondé l’Institut Jane Goodall pour la protection de la biodiversité, l’aide au développement durable et l’éducation. Grande militante du droit des animaux, elle est messagère des Nations unies pour la paix.
Pour en savoir plus sur son travail
Enfin, regardez l’incroyable geste de Wounda, chimpanzé relâché sur l’île de Tchindzoulou, après avoir été soigné par les équipes de Jane
6/ Recherche médicale
Françoise Barré-Sinoussi (1947-...) est une chercheuse française en virologie. En 1983, elle a participé à la découverte du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’origine du sida, alors qu’elle faisait partie, à l’Institut Pasteur, de l’équipe dirigée par Luc Montagnier. Cette découverte lui vaut de recevoir le 6 octobre 2008, en même temps que ce dernier, le prix Nobel de physiologie ou médecine
Découvrez l’Association Femmes et sciences, qui veut promouvoir les métiers scientifiques, particulièrement auprès des femmes sur son site et à travers cette interview
et les métiers qu’elle présente sur sa chaîne YouTube.
Belle découverte !
A demain pour un autre thème !
Bonne journée à tous !
Prenez bien soin de vous et de vos proches !
#restezàlamaison
Mme Debatty